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Santé Médecine

Traumatisme crânien, symptômes, conséquences et traitement

Traumatisme crânien : types, symptômes, diagnostic, traitement et récupération

Le traumatisme crânien est une atteinte qui peut aller d’une simple commotion à une lésion cérébrale grave, avec des conséquences parfois durables sur la mémoire, le langage, la mobilité ou le comportement. Si tu es dans cette situation, tu te demandes sûrement ce qui est rassurant, ce qui doit inquiéter, et surtout à quel moment il faut consulter en urgence. Concrètement, l’enjeu est de repérer vite les signes d’alerte, parce que certains apparaissent tout de suite et d’autres seulement après quelques heures, voire quelques jours.

Dans la pratique, un traumatisme crânien ne veut pas forcément dire perte de connaissance, ni même choc direct sur la tête. Un impact sur le corps, une décélération brutale ou une secousse importante peuvent suffire à léser le cerveau. C’est pour cela qu’il faut prendre au sérieux toute chute, collision, accident de la route, coup violent ou choc à grande vitesse, surtout chez l’enfant, la personne âgée ou une personne sous anticoagulants.

L’essentiel a retenir : un traumatisme crânien peut être léger ou grave, et certains signes apparaissent avec retard.

  • Une commotion peut survenir sans perte de connaissance.
  • Les signes d’alerte incluent vomissements, confusion, convulsions et pupilles inégales.
  • Un traumatisme crânien ouvert ou avec enfoncement est une urgence.
  • Le scanner est l’examen clé pour rechercher un saignement ou un gonflement.
  • Le traitement dépend du type de lésion, de la gravité et de l’état neurologique.
  • Après un traumatisme crânien, une surveillance médicale est souvent nécessaire.

Quels sont les différents types de traumatisme crânien ?

Avant de parler des symptômes ou du traitement, il faut bien comprendre qu’un traumatisme crânien ne désigne pas une seule blessure. En réalité, il peut s’agir d’une commotion, d’une fracture du crâne, d’un hématome intracrânien ou d’une lésion plus diffuse du cerveau. Cette distinction est essentielle, parce qu’elle change complètement la prise en charge, le niveau d’urgence et le suivi.

En pratique, on distingue surtout les traumatismes fermés et les traumatismes ouverts. Mais il faut aussi regarder la profondeur de la lésion, sa localisation et son retentissement neurologique. Deux chocs qui paraissent similaires à l’extérieur peuvent avoir des conséquences très différentes à l’intérieur du crâne.

Traumatisme crânien fermé

Un traumatisme crânien fermé signifie qu’un choc violent a touché la tête sans ouvrir le crâne. C’est le cas, par exemple, lors d’une chute, d’un coup contre un tableau de bord ou d’une collision avec un pare-brise. Ce type de traumatisme peut sembler moins impressionnant à l’extérieur, mais il peut quand même provoquer une lésion cérébrale importante à l’intérieur.

Ce que cela implique pour toi : l’absence de plaie visible ne veut pas dire absence de gravité. Dans la majorité des cas, ce sont justement les lésions internes qui posent problème, pas la peau.

Traumatisme crânien ouvert

Un traumatisme crânien ouvert survient quand un objet fracture le crâne et pénètre dans les tissus cérébraux. C’est une situation beaucoup plus grave, car le risque d’infection, d’hémorragie et de lésion directe du cerveau est élevé. Dans la plupart des cas, cela nécessite une prise en charge urgente.

Dans les faits, une plaie profonde, un corps étranger, un écoulement clair par le nez ou les oreilles, ou un saignement abondant doivent faire suspecter une atteinte sérieuse. Il ne faut pas attendre que les symptômes “passent”.

Commotion cérébrale

La commotion cérébrale est la forme la plus connue de traumatisme crânien léger. Elle peut provoquer une confusion, une perte d’attention, des maux de tête, une sensation de brouillard ou une amnésie autour de l’accident. Contrairement à une idée reçue, on ne perd pas toujours connaissance. Dans les faits, beaucoup de personnes restent éveillées mais ne sont pas pour autant indemnes.

Concrètement, si tu as eu un choc et que tu te sens “à côté de tes pompes”, ralenti, étourdi ou inhabituellement fatigué, il faut prendre ça au sérieux. Une commotion mal surveillée peut s’aggraver ou masquer une lésion plus importante.

Fractures du crâne

Les fractures du crâne peuvent être simples, ouvertes, linéaires ou avec enfoncement. Une fracture simple est fermée, sans plaie importante. Une fracture ouverte expose davantage au risque infectieux. Une fracture avec enfoncement est plus préoccupante, car un fragment osseux peut comprimer ou léser le cerveau.

  • Fracture simple ou fermée : la peau n’est pas déchirée.
  • Fracture ouverte : la peau est rompue, avec risque infectieux.
  • Fracture linéaire : la cassure suit une ligne.
  • Fracture avec enfoncement : un fragment osseux s’enfonce vers l’intérieur.

En pratique, une fracture ouverte ou enfoncée ne doit jamais être banalisée. Le risque n’est pas seulement osseux : il concerne aussi le cerveau, les vaisseaux sanguins et les méninges. Plus la fracture est complexe, plus la surveillance doit être rapprochée.

Hématomes intracrâniens

Un hématome intracrânien correspond à une accumulation de sang à l’intérieur du crâne. C’est une complication sérieuse, car même une petite quantité de sang peut augmenter la pression sur le cerveau. Les symptômes peuvent être immédiats ou apparaître secondairement, parfois après une phase de rémission trompeuse.

Sur le terrain, c’est justement ce délai qui piège le plus souvent. Une personne peut sembler aller mieux au départ, puis se dégrader ensuite. C’est l’une des raisons pour lesquelles la surveillance après un choc est si importante.

Hématome épidural

L’hématome épidural se forme entre le crâne et la dure-mère. Il est souvent lié à une lésion artérielle, en particulier de l’artère méningée moyenne. Ce tableau peut évoluer rapidement, ce qui explique pourquoi il s’agit d’une urgence neurochirurgicale dans de nombreux cas.

En pratique, c’est un type d’hématome à ne pas manquer : l’état peut se dégrader vite, parfois après un intervalle de lucidité trompeur.

Hématome sous-dural

L’hématome sous-dural se situe entre la dure-mère et l’arachnoïde. Il est souvent causé par une lésion veineuse. Il peut apparaître après un choc parfois jugé modéré, mais ses conséquences peuvent être sévères, surtout chez les personnes âgées, les nourrissons ou les patients sous anticoagulants.

Ce que cela change pour toi : même une chute “banale” peut suffire si le cerveau est plus fragile ou si le sang coagule moins bien. C’est pour cela que l’âge et les traitements comptent autant que la violence apparente du choc.

Contusion ou hématome intracérébral

La contusion cérébrale est une lésion du tissu cérébral lui-même, avec saignement et gonflement local. C’est une atteinte plus profonde, qui peut s’associer à d’autres lésions comme un hématome sous-dural ou épidural. Dans les faits, plus il y a de lésions combinées, plus le risque de séquelles augmente.

Concrètement, une contusion peut perturber la parole, la marche, l’attention ou la force d’un membre, selon la zone atteinte. Ce n’est donc pas seulement “un bleu dans la tête” : c’est une vraie lésion du cerveau.

Lésion axonale diffuse

La lésion axonale diffuse survient quand le cerveau est brutalement accéléré puis freiné, ce qui étire les fibres nerveuses. On la rencontre notamment lors d’un coup du lapin, d’une chute sévère ou du syndrome du bébé secoué. C’est une lésion particulièrement redoutée parce qu’elle peut entraîner un coma prolongé, même sans grosse lésion visible au départ.

Dans la pratique, ce type de lésion explique pourquoi un scanner peu impressionnant n’exclut pas toujours une atteinte neurologique sérieuse. Si l’état clinique est inquiétant, il faut poursuivre l’évaluation.

Causes de traumatisme crânien

Dans la majorité des cas, le traumatisme crânien est lié à un choc mécanique : chute, accident de la route, collision sportive, agression, coup ou impact contre un objet. Chez l’enfant, les chutes sont la cause la plus fréquente. Chez l’adulte, les accidents de la circulation et les chutes arrivent en tête, surtout avec l’âge ou en cas de fragilité.

Le point important, c’est que les situations les plus à risque sont souvent celles qu’on sous-estime : chute de sa hauteur, glissade dans la salle de bain, impact pendant un sport, choc en voiture même sans déformation visible, ou encore traumatisme chez une personne qui prend des médicaments fluidifiant le sang.

En pratique, les facteurs qui aggravent le risque de complication sont notamment :

  • l’âge avancé, parce que le cerveau est plus vulnérable aux saignements ;
  • les anticoagulants ou antiagrégants, qui favorisent les hémorragies ;
  • la répétition des chocs, notamment en sport ;
  • une perte de connaissance, même brève ;
  • des symptômes neurologiques qui apparaissent après coup.

Autrement dit, ce n’est pas seulement la violence du choc qui compte. Le contexte médical et l’évolution dans les heures qui suivent sont tout aussi déterminants.

Symptômes du traumatisme crânien

Les symptômes varient énormément selon la gravité de la lésion. Si tu hésites encore, retiens surtout ceci : un traumatisme crânien peut être léger au départ et s’aggraver ensuite. C’est pourquoi la surveillance après le choc est aussi importante que le choc lui-même.

Dans la pratique, il faut surveiller à la fois les signes physiques, les troubles du comportement et les modifications de l’état de conscience. Une personne peut sembler “aller à peu près bien” tout en ayant une lésion interne qui évolue.

Symptômes d’un traumatisme crânien léger

Un traumatisme crânien léger peut provoquer un mal de tête, une sensibilité à la lumière, des nausées, un étourdissement, une fatigue inhabituelle, des troubles de l’attention ou une petite confusion. Parfois, la personne paraît normale à première vue, mais elle se plaint d’un ralentissement ou d’une difficulté à se concentrer.

Dans la pratique, si les symptômes restent modérés et s’améliorent, cela peut correspondre à une commotion. Mais il faut rester prudent, surtout si la personne est âgée, si elle a perdu connaissance même brièvement, ou si elle prend des anticoagulants.

Les signes les plus fréquents d’une commotion sont souvent :

  • maux de tête ;
  • nausées ;
  • vertiges ;
  • fatigue inhabituelle ;
  • troubles de la concentration ;
  • mémoire un peu floue autour de l’accident.

Symptômes d’un traumatisme crânien modéré à grave

Quand la lésion est plus importante, les signes deviennent beaucoup plus préoccupants. Ils peuvent inclure une perte de connaissance, des vomissements répétés, une confusion marquée, des difficultés à marcher, une faiblesse d’un côté du corps, des convulsions ou des modifications du comportement.

  • perte de connaissance
  • forts maux de tête qui ne passent pas
  • nausées et vomissements chroniques
  • perte de la mémoire à court terme, comme des difficultés à se remémorer les événements qui ont conduit à l’événement traumatique
  • confusion
  • difficultés à marcher
  • faiblesse d’une zone du corps
  • transpiration
  • pâleur (teint pâle)
  • crises d’épilepsie ou convulsions
  • modifications du comportement, parmi lesquelles l’irritabilité
  • perte de sang ou de fluide clair du nez ou des oreilles
  • une pupille (zone foncée au centre de l’œil) paraît plus grande que celle de l’autre œil
  • coupure profonde ou lacération du cuir chevelu
  • lésion ouverte à la tête
  • corps étranger pénétrant la tête
  • Le coma est un état d’inconscience duquel une personne ne peut être réveillée. Elle ne répond que très partiellement ou pas du tout aux sollicitations. Elle ne manifeste aucune activité volontaire.
  • L’état végétatif est une condition de dommage cérébral dans laquelle la personne a perdu ses fonctions cérébrales et la conscience du milieu extérieur. Toutefois, elle conserve quelques fonctions de base, telles que la respiration et la circulation sanguine.
  • Le Locked-in syndrome, ou syndrome d’enfermement, est une condition neurologique dans laquelle une personne est consciente, peut penser et réfléchir. Toutefois, elle ne peut ni parler ni bouger.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un symptôme neurologique, même isolé, doit faire réagir. Une pupille asymétrique, un trouble de la marche, une somnolence anormale ou des vomissements répétés sont des signaux d’alerte qui justifient une évaluation médicale rapide.

Quand faut-il consulter en urgence ?

Si tu rencontres ce problème, la bonne question n’est pas seulement “est-ce que ça fait mal ?”, mais “est-ce qu’il y a un signe neurologique inquiétant ?”. En cas de doute, il vaut mieux consulter rapidement, surtout si le choc a été violent ou si la personne appartient à une catégorie à risque.

Il faut appeler les urgences ou consulter sans attendre si tu observes :

  • une perte de connaissance, même brève ;
  • une confusion qui persiste ou s’aggrave ;
  • des vomissements répétés ;
  • des convulsions ;
  • une faiblesse d’un bras, d’une jambe ou d’un côté du visage ;
  • une pupille plus grande que l’autre ;
  • un écoulement clair par le nez ou les oreilles ;
  • une plaie profonde, une fracture visible ou un corps étranger ;
  • une somnolence inhabituelle ou un réveil difficile.

Dans la pratique, si les symptômes s’aggravent heure par heure, il ne faut pas attendre le lendemain. L’évolution rapide est un vrai signal d’alerte.

Diagnostic de traumatisme crânien

Le diagnostic commence toujours par l’examen clinique et l’analyse précise de l’accident. Le médecin cherche à comprendre comment le choc s’est produit, à quelle vitesse, quelle zone a été touchée, et s’il y a eu une perte de connaissance, une amnésie ou des vomissements. Les antécédents médicaux et les traitements en cours, notamment les anticoagulants, sont essentiels.

La radiographie du crâne est rarement suffisante. Dans la pratique, ce n’est pas l’os seul qu’il faut regarder, mais surtout le cerveau et ce qui se passe à l’intérieur du crâne. C’est pour cela que le scanner de la tête est l’examen de référence quand on suspecte une hémorragie, un œdème ou une fracture associée.

Le scanner permet de détecter rapidement un saignement, un gonflement ou une fracture. En revanche, il n’évalue pas toujours bien la fonction cérébrale. L’IRM peut être utile dans certains cas, notamment pour mieux visualiser les tissus mous et certaines lésions qui échappent au scanner.

Il existe aussi des règles d’aide à la décision pour savoir si une personne doit passer un scanner après un traumatisme crânien mineur. En pratique, cela dépend des symptômes, de l’âge, du mécanisme du choc et des facteurs de risque. Si tu rencontres ce problème, ne te base pas uniquement sur l’apparence extérieure de la blessure : une lésion interne peut être présente malgré un cuir chevelu peu atteint.

Ce que le médecin vérifie concrètement

  • l’état de conscience et l’orientation ;
  • la taille et la réactivité des pupilles ;
  • la force et la sensibilité des membres ;
  • la présence de vomissements, de céphalées ou de troubles de l’élocution ;
  • les médicaments pris, surtout les fluidifiants du sang.

Dans les faits, un bon examen clinique guide souvent mieux qu’une simple impression visuelle. C’est ce qui permet d’éviter à la fois les sous-estimations et les examens inutiles.

Traitement du traumatisme crânien

Le traitement dépend de la gravité, du type de lésion et de l’état neurologique. Le médecin prend aussi en compte l’âge, les antécédents, la tolérance aux traitements et l’évolution attendue. Concrètement, il n’existe pas un seul traitement standard : il faut adapter la prise en charge à la situation réelle du patient.

Dans les formes légères, le traitement peut se limiter au repos, à la glace, à l’observation et à des soins locaux si la peau est blessée. Dans les formes plus sérieuses, une hospitalisation est souvent nécessaire pour surveiller l’état neurologique, la conscience, la douleur et l’évolution des symptômes.

  • Glace
  • Repos
  • Pommade antibiotique topique et bandage adhésif
  • Observation
  • Points de suture
  • Hospitalisation pour observation
  • Sédation modérée (ou consciente) ou ventilation assistée à l’aide d’un appareil respiratoire, d’un ventilateur mécanique ou d’un respirateur artificiel.

Dans la majorité des cas, ce qu’il faut éviter, c’est l’automédication excessive et le retour trop rapide à une activité à risque. Si tu as un doute, il vaut mieux une surveillance médicale de trop qu’un retard de prise en charge.

Bonnes pratiques après un choc

  • rester accompagné pendant les premières heures si possible ;
  • surveiller l’apparition de nouveaux symptômes ;
  • éviter alcool, sport et conduite si tu n’es pas parfaitement stable ;
  • suivre strictement les consignes médicales ;
  • consulter à nouveau si l’état change.

Ce sont des gestes simples, mais dans les faits ils évitent beaucoup de complications liées à une aggravation passée inaperçue.

Traitement des fractures du crâne

La plupart des fractures simples et linéaires guérissent spontanément, mais la guérison prend du temps. La douleur diminue souvent en quelques jours, alors que la consolidation osseuse peut demander plusieurs semaines ou plusieurs mois. Ce décalage est important : le fait d’aller mieux ne veut pas forcément dire que tout est réparé.

Si la fracture est ouverte, des antibiotiques sont souvent prescrits pour limiter le risque d’infection. En cas de fracture grave ou d’enfoncement, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour retirer les fragments osseux, réduire la compression et protéger le cerveau.

En pratique, le chirurgien peut repositionner les fragments, les stabiliser avec du matériel adapté et nettoyer la zone si besoin. Lorsque la fracture est simple et stable, une surveillance suffit souvent. Si la fracture est profonde, ouverte ou associée à des signes neurologiques, la stratégie change complètement.

Le texte source rappelle un point simple mais utile : si tu le souhaites, le chirurgien peut expliquer en détail l’intervention prévue. C’est une bonne chose à demander, car comprendre le geste chirurgical aide souvent à réduire l’anxiété et à mieux suivre les consignes après l’opération.

Élévation et décompression chirurgicale

La décompression chirurgicale devient nécessaire quand un hématome épidural ou sous-dural grossit rapidement et augmente la pression à l’intérieur du crâne. C’est une urgence, parce que le cerveau supporte mal la compression. Plus l’intervention est tardive, plus le risque de séquelles neurologiques augmente.

Une craniotomie peut être réalisée pour évacuer l’hématome, arrêter le saignement et soulager la pression. Dans certains cas, le traitement reste conservateur, mais seulement si l’hématome est petit, que l’examen neurologique est rassurant et qu’il n’y a pas d’effet de masse important.

Dans la pratique, les signes qui doivent faire penser à une aggravation sont très clairs : altération de l’état mental, changement des pupilles, déficit neurologique, signes d’hypertension intracrânienne ou déplacement de la ligne médiane au scanner. Si ces éléments apparaissent, il faut agir vite.

Les fractures avec enfoncement nécessitent souvent un nettoyage chirurgical, une évacuation de l’hématome et parfois des antibiotiques ou des anticonvulsivants. Quand l’enfoncement dépasse 1 centimètre et comprime le tissu cérébral, l’indication opératoire est généralement retenue.

Considérations à long terme pour les personnes qui ont souffert d’un traumatisme crânien

Après un traumatisme crânien, la récupération ne se limite pas à la cicatrisation. Certaines personnes gardent des séquelles motrices, sensorielles, cognitives ou comportementales. Cela peut toucher la parole, la vue, l’ouïe, le goût, la mémoire ou la capacité à organiser les gestes du quotidien.

Ce que cela change pour toi, si tu es concerné, c’est qu’un suivi à long terme peut être nécessaire même quand l’urgence est passée. La rééducation joue alors un rôle central : kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie, accompagnement psychologique et réadaptation fonctionnelle.

On constate souvent que la récupération est meilleure quand la personne est accompagnée tôt, encouragée à garder un maximum d’autonomie et replacée dans un environnement sécurisé. Renforcer l’estime de soi et soutenir l’indépendance sont des leviers très concrets, pas seulement des principes théoriques.

Pour prévenir de nouveaux accidents, il est recommandé d’agir sur les causes les plus fréquentes : sécuriser les espaces de vie, utiliser une ceinture de sécurité, porter un casque adapté pour le vélo, le ski, le skateboard, le motocyclisme ou l’équitation, et réduire les situations de chute chez les enfants et les personnes âgées.

Ce qu’il faut surveiller dans les semaines qui suivent

  • troubles de mémoire ou de concentration ;
  • fatigue anormale ;
  • irritabilité ou changement de comportement ;
  • maux de tête persistants ;
  • difficultés à reprendre le travail, l’école ou le sport.

Si ces signes durent, il ne faut pas les banaliser. Une réévaluation médicale ou un suivi en rééducation peut vraiment changer la récupération.

Erreurs fréquentes à éviter

Dans la réalité, certaines erreurs reviennent souvent après un choc à la tête. Les connaître t’aide à réagir plus vite et à éviter de minimiser un signe sérieux.

  • Croire qu’il faut forcément perdre connaissance pour avoir une commotion.
  • Attendre que les symptômes passent alors qu’ils s’aggravent.
  • Reprendre le sport trop tôt après un choc.
  • Se fier uniquement à l’absence de plaie visible.
  • Ignorer les vomissements, la confusion ou les pupilles inégales.
  • Oublier de signaler un traitement anticoagulant au médecin.

Si tu hésites encore, retiens une règle simple : tout symptôme neurologique inhabituel après un choc mérite une évaluation médicale, surtout s’il existe une aggravation progressive.

Autre piège fréquent : penser qu’un scanner normal règle tout. En pratique, certains troubles fonctionnels ou certaines lésions diffuses peuvent nécessiter un suivi clinique malgré une imagerie rassurante au départ.

FAQ

Quels sont les différents types de traumatisme crânien ?

Les principaux types sont la commotion cérébrale, les fractures du crâne, les hématomes intracrâniens et la lésion axonale diffuse. Ils diffèrent par leur mécanisme, leur gravité et leurs conséquences. En pratique, c’est l’examen médical qui permet de préciser le type exact de lésion.

Quels sont les symptômes du traumatisme crânien léger ?

Un traumatisme crânien léger peut provoquer des maux de tête, des nausées, des étourdissements, une fatigue inhabituelle ou une difficulté à se concentrer. La personne peut aussi être un peu confuse sans avoir perdu connaissance. Si les symptômes persistent ou s’aggravent, il faut consulter.

Quels sont les symptômes d’un traumatisme crânien modéré à grave ?

Ils peuvent inclure une perte de connaissance, des vomissements répétés, une confusion, des convulsions, une faiblesse d’un côté du corps ou une pupille plus grande que l’autre. Un écoulement clair par le nez ou les oreilles est aussi un signe inquiétant. Dans ce cas, il faut une prise en charge médicale urgente.

Comment diagnostique-t-on un traumatisme crânien ?

Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique et les circonstances du choc. Le scanner est l’examen le plus utile pour rechercher un saignement, un gonflement ou une fracture. L’IRM peut compléter l’évaluation dans certains cas.

Quel est le traitement du traumatisme crânien ?

Le traitement dépend de la gravité et du type de lésion. Il peut aller du repos et de l’observation à l’hospitalisation, voire à la chirurgie en cas d’hématome ou de fracture grave. Le médecin adapte toujours la prise en charge à l’état neurologique du patient.

Quand une fracture du crâne nécessite-t-elle une opération ?

Une fracture du crâne peut nécessiter une opération si elle est ouverte, enfoncée ou associée à une compression du cerveau. L’intervention est aussi discutée en cas de risque infectieux ou de lésion neurologique. Le chirurgien décide selon le scanner et l’examen clinique.

Pourquoi faut-il surveiller un traumatisme crânien même s’il semble léger ?

Parce que certains symptômes apparaissent avec retard. Une aggravation peut survenir quelques heures ou quelques jours après le choc. C’est pour cela qu’une surveillance attentive est importante, surtout chez l’enfant, la personne âgée ou sous anticoagulants.

Quelles sont les conséquences à long terme d’un traumatisme crânien ?

Les conséquences peuvent toucher la mémoire, la parole, la vision, l’audition, le comportement ou la mobilité. Certaines personnes ont besoin d’une rééducation prolongée et d’un suivi médical durable. L’évolution dépend de la gravité de la lésion et de l’état général du patient.


Sophie MartinSophie Martin est une rédactrice professionnelle spécialisée dans le domaine de la santé et du bien-être. Forte de plusieurs années d’expérience, elle se consacre à rendre les informations médicales accessibles à tous à travers des articles clairs, fiables et engageants. Passionnée par les thématiques liées à la prévention, la nutrition, et le bien-être mental, Sophie partage des conseils pratiques et des analyses fondées sur des études scientifiques. Son objectif est d'aider les lecteurs à prendre des décisions éclairées pour améliorer leur qualité de vie.



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