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La psychologie de la douleur

La psychologie de la douleur
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La douleur et la personnalité

La douleur peut-elle influencer sur la personnalité ou inversement ?

La personnalité influe de façon constante sur le vécu de toute douleur, minime ou majeur, aiguë ou chronique. La frontière entre la douleur et la souffrance, la sensation et l’émotion est difficile à définir, car elle est toujours ressentie comme une réalité, tant pour ceux qui souffrent que par ceux qui s’efforcent de soulager la souffrance des autres.

Circonstances de la survenue de la douleur

La personnalité et la circonstance de la survenue de la douleur représente un aspect essentiel à ne pas perdre de vue, si on veux comprendre la place que peut prendre une douleur dans une personnalité donnée, et la signification à cette douleur ceci en fonction des circonstances de survenue du traumatisme initiale. Il est intéressant d’étudier le contraste existant aussi bien sur le plan clinique que pronostic, entre les douloureux civils, et militaires.

ex : Pour une même blessure, les soldats qui ont été atteints sur un champs de bataille souffrent moins et sont moins demandeurs de soins et soulagement que les civils, particulièrement si ces derniers ont été blessés sur leur lieu de travail, ou dans des circonstances donnant lieu à un réparation matérielle juridique.

Pourquoi cette différence ?

La blessure même importante, comme l’amputation d’un membre, représente pour la soldat en guerre un certains nombres d’avantages, de bénéfices dits secondaires : possibilité de quitter le champs de bataille sans être tué, et, d’être évacué vers l’arrière avec une bonne blessure qui l’éloigne définitivement du front, du danger de façon honorable avec promotion et décoration accordés aux blessés de guerre et retour dans son foyer.

Mais ceci n’est pas toujours vrai : ainsi chez les soldats Américains blessés au Vietnam, surtout dans les 3 dernières années de cette guerre ressentie comme déshonorante par la population civil du pays, qui accueillait les soldats avec réserve, voire mépris.

De même pour le civil, la blessure survenue dans des circonstances tout à fait ¹ n’offre que des désavantages.

  • Traumatisme dévalorisant
  • Destruction de l’image du corps
  • Bouleversement dans le vie sociale / familiale
  • Handicap
  • Perte de gain / travail

Enfin, il faut également mentionner le problème de l’attention portée ou non par le sujet à sa blessure.

Surtout lorsque celle-ci survient sur :

  • Un champ de bataille
  • Un terrain de sport
  • Un circuit automobile

L’attention est alors focalisée sur un autre point que sur son propre corps et son intégrité.

Ce n’est que plusieurs heures après le traumatisme que la douleur se réveille et est ressentie de façon plus rapide lorsqu’elle attire l’attention du sujet.

 » Nous sentons plus un coup de rasoir du chirurgien que 10 coups d’épée dans la chaleur du combat  »

L’Anxiété du sujet majore alors d’autant plus la douleur.

Les possibilités d’attention ou de distraction contenus dans la personnalité du sujet jouent un rôle important et évident.

Interactions socioculturelles et familiales dans le vécu de la douleur

La réponse à la douleur est individuelle et que dans les domaines des travailleurs manuels et de force sont moins enclins à se plaindre que les employés de bureaux et autres.

Les hommes sont plus résistants que les femmes mais celle-ci demandent moins d’antalgiques que les hommes car elles ont plus l’habitude de la douleur.

Tout ceci souligne 2 points :

  • L’action indéniable des facteurs socioculturels dans le vécu douloureux beaucoup plus que dans la perception douloureuse.
  • Et la nécessité pour le thérapeute confronté à une douleur, de faire attention à ne pas laisser ses propres critères et valeurs morales envahir et fausser son jugement de la douleur d’autrui.

Toute douleur est subjective, individuelle et intransmissible. Sa seule traduction est l’expression du patient.

Douleur et psychisme

La douleur avec la fatigue, est la motif le plus fréquent de consultation en Médecine Générale.

Cette invitation au diagnostic traduit la personnalité de celui qui souffre, élément essentiel pour le raisonnement du thérapeute. La douleur est avant tout un langage.

Un langage verbal fait de mots, d’images, de comparaisons – indispensable – car il est difficile de faire comprendre à l’autre ce que l’on endure.

Un langage non verbal fait d’attitudes, de comportements. Cet aspect comportemental est primordial. Il reflète l’aspect extérieur de la personnalité du sujet et de sa façon de se comporter vis-à-vis de certains objets / personnes. Le comportement que le douloureux ( patient ) peut utiliser pour influencer son entourage est à prendre en compte dans la relation Médecin-Malade. La manière dont le message est perçu par le médecin et la façon dont celui-ci fait savoir en retour au patient son interprétation dudit Message jouent un rôle déterminant pour le futur de leur relation.

La connaissance de la personnalité du patient est essentielle pour évaluer l’importance et la place des facteurs psychiques en cause. Elle l’est également pour apprécier, sur le plan diagnostique, la signification à attribuer aux symptômes et au comportement du patient.

Parmi les personnalités les plus rencontrés et leur réactions à la douleur sont :

La personnalité hystérique marqué par

  • Théâtralisme
  • Égocentrisme
  • Instabilité émotionnelle

Comportement de séduction

Tandis que dans la Personnalité obsessionnelle, les patients sont peu influençable dans leur douleur ( toujours plus présent qu’hier et bien moins que demain.)

Personnalité anxieuse, est caractérisée par un état de tension permanente, sur un terrain de nervosité – irritabilité – instabilité émotionnelle. Le seuil de la douleur est plus bas que chez la plupart des autres patients, l’angoisse est flottante et se focalise de façon périodique sur la douleur éprouvé par la patient et peu resurgir de façon brutal dans un contexte dépressif dans les crises d’angoisse ou de névrose phobique.

L’expérience générale des centres antidouleur dégage 3 types principaux

  • La personnalité dépressive
  • La personnalité hystérique
  • La névrose d’angoisse

On voit que la douleur est d’origine psychologique car l’examen médical et neurologique est normal. L’intérêt et l’apport d’un psychisme est indispensable dans ces cas-ci.

J’ai pu écrire cet article grâce aux conseils et explications d’une infirmière à Metz qui m’a bien expliqué ces différents mécanismes. Je la remercie.

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