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Lupus : symptômes et traitements

Le lupus regroupe plusieurs maladies dites auto-immunes, c’est-à-dire correspondant à un dysfonctionnement du système immunitaire.

Le lupus érythémateux systémique (LES) ou lupus érythémateux aigu disséminé (LEAD) est une forme fréquente de lupus ; des formes localisées à certains organes comme les articulations ou la peau (on parle de lupus érythémateux discoïde [LEC]) existent également.

Le lupus évolue par poussées, avec des périodes de rémission au cours desquelles les symptômes régressent ou disparaissent.

Risques et conséquences du lupus

Le lupus atteint aussi bien les hommes que les femmes voire les enfants, mais les femmes jeunes en âge de procréer sont plus souvent atteintes.

Le nombre de cas de lupus varie de 1 cas pour 1 600 à 1 cas pour 3 200 habitants, ce qui porte le nombre de personnes atteintes à 20 000 à 40 000 cas en France.

Les formes localisées de lupus peuvent rester limitées, ou évoluer dans environ 10 % des cas vers une forme généralisée de LES.

Causes et mécanismes du lupus

Les mécanismes exacts du lupus restent mystérieux. Le système immunitaire, dont le rôle est de protéger l’organisme contre des agents extérieurs comme les bactéries ou les virus, se retourne contre le corps.

Il produit des anticorps qui vont attaquer les tissus sains et créer une inflammation de la peau, des muscles et articulations ou encore d’autres organes (cœur, poumons, reins…).

Certains facteurs comme des médicaments, des virus ou encore l’exposition au soleil peuvent déclencher le LES.

Symptômes et signes du lupus

Les symptômes du lupus sont très variables d’une personne à une autre et d’une forme de la maladie à une autre.

Le LES se manifeste par une atteinte de plusieurs organes. Les manifestations articulaires sont la douleur et l’inflammation de certaines articulations (rouges, chaudes…). La peau est atteinte sous la forme de rougeurs, notamment au niveau du visage, en ailes de papillon (haut des joues et racine du nez).

D’autres symptômes traduisent l’atteinte des poumons (comme la toux ou des difficultés à respirer), des vaisseaux (mauvaise circulation au niveau des doigts ; les médecins parlent de syndrome de Raynaud), du cœur (inflammation du péricarde ou péricardite) ou encore des reins.

Dans le lupus discoïde la peau est atteinte, notamment en cas d’exposition au soleil qui déclenche une lésion surélevée sur le visage ou le cuir chevelu (plus rarement poitrine et bras sont touchés).

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

Il ne faut pas confondre les lésions cutanées du lupus avec une allergie ou encore une atteinte par des agents comme les mycoses (ou champignons).Ces lésions restent alors isolées et ne s’intègrent pas dans le cadre d’une maladie générale comme le lupus.

En cas d’inflammation des articulations, d’autres maladies comme la polyarthrite rhumatoïde sont des diagnostics dits différentiels avec lesquels il ne faut pas confondre.

Y a-t-il une prévention possible ?

Il n’existe pas de moyens de prévention primaire du lupus, c’est-à-dire de moyens de prévenir l’apparition de la maladie. En revanche, des mesures préventives sont essentielles pour limiter les poussées et favoriser l’efficacité du traitement.

Le tabac doit par exemple être proscrit, les articulations ménagées en luttant contre un surpoids, et l’exercice est largement conseillé.

L’exposition solaire peut déclencher des crises de lupus, et une protection solaire efficace est donc requise (vêtements couvrants, casquette/chapeau, écran total).Évitez également stress, alcool et certains médicaments.

À quel moment consulter ?

Le lupus est une maladie chronique, et seules les complications comme l’atteinte du cœur ou des poumons par exemple sont des urgences.

En cas de symptômes comme des difficultés respiratoires (les médecins parlent de dyspnée) ou une douleur thoracique, il convient de consulter en urgence (appel du SAMU-Centre 15).

En cas de symptômes, même minimes, il est important de consulter car un traitement précoce contribue à diminuer les risques de lésions permanentes.

Que fait le médecin ?

Le diagnostic est suspecté par le médecin sur les symptômes et leur évolution. Outre les manifestations cliniques, certaines anomalies biologiques sont caractéristiques et dépistées par des prises de sang. Ainsi, la mise en évidence d’autoanticorps ou de facteurs antinucléaires (FAN) est très en faveur du diagnostic de lupus.

La combinaison des manifestations cliniques et des anomalies biologiques permet de poser le diagnostic. D’autres examens visent à déterminer quels organes sont atteints (radiographies, biopsies, échographie du cœur…).

Dans les formes peu sévères et invalidantes, aucun traitement n’est nécessaire. Des médicaments antidouleurs et/ou antiinflammatoires peuvent aussi être prescrits. Dans les formes les plus sévères, la cortisone voire les immunosuppresseurs, parfois par voie intraveineuse, sont utiles.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Les médicaments prescrits sont efficaces mais peuvent présenter des risques importants. Un suivi médical attentif est nécessaire avec des examens réguliers (prise de sang, suivi ophtalmologique).

De même, les facteurs déclenchants des poussées de lupus étant très variables d’une personne à l’autre, il est important de repérer les facteurs d’aggravation ou d’amélioration de sa maladie.

Source/Auteur : Dr Gérald KIERZEK en collaboration avec Dr Emmanuelle TOUREL et Dr Patrice MARIE

Voici une vidéo explicative :

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